Suivi de la radioactivité à Monaco et de la protection de la population

AIEA-BD-300x200Le 19 avril 2011, le Ministre d’Etat Michel Roger s’est rendu au siège de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) de Monaco pour visiter l’installation se trouvant sur le toit des bâtiments de l’AIEA au quai Antoine 1er. Il était accompagné de Paul Masseron, Conseiller de Gouvernement pour l’intérieur, de Marie Pierre Gramaglia Conseiller de Gouvernement pour l’Equipement, l’Environnement et l’Urbanisme et

 de Stéphane Valéri Conseiller de Gouvernement pour les Affaires Sociales et la Santé. En effet, suite au séisme et au tsunami qui ont touché les côtes Nord Est du Japon le 11 mars 2011 et à l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Dai-ichi, le Gouvernement Princier a souhaité prendre toutes les dispositions nécessaires pour mesurer de façon optimale le risque radiochimique en Principauté et protéger la population monégasque et résidente. 1. Mesures de surveillance avec l’IRSN Depuis la catastrophe de Fukushima, une surveillance des masses d’air qui arrivent en Europe après avoir survolé l’océan Pacifique, l’Amérique du nord et l’océan Atlantique est effectuée. Le Gouvernement monégasque s’appuie sur les compétences de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) pour disposer de toutes les informations nécessaires. Les estimations réalisées par I’IRSN montrent une importante dilution des masses d’air dans l’hémisphère nord. Les masses d’air très faiblement contaminées, ont atteint la France mercredi 23 mars. Le réseau des balises Téléray n’a détecté aucune élévation anormale de la radioactivité ambiante. Des analyses plus fines réalisées en laboratoire par l’IRSN et par plusieurs sites d’exploitants nucléaires ont confirmé la présence attendue dans l’air d’éléments radioactifs, à l’état de traces. Les estimations faites par l’IRSN indiquent des niveaux de radioactivité de l’ordre de 1 000 à 10 000 fois inférieure à ceux relevés en France après l’accident de Tchernobyl. Ces traces d’éléments radioactifs sont sans danger pour l’environnement et la santé. Pour information : Téléray est un réseau de 163 balises géré par l’IRSN qui surveillent en temps réel la présence de substances radioactives (radioactivité gamma ambiante) dans l’air sur le territoire français. Deux balises sont situées sur Nice, à moins de 20 Km de Monaco. La Direction de l’Action Sanitaire et Sociale surveille, plusieurs fois par jour, les relevés de ces mesures et aucune augmentation significative n’a été constatée. A ce jour, la France, et donc la Principauté de Monaco, ne reçoivent que très peu de denrées alimentaires en provenance du Japon. Les flux d’importation de denrées animales et végétales (fruits, légumes) sont limités et surveillés. En France, les services des douanes et les services en charge du contrôle de la qualité des denrées ont pris des dispositions pour appliquer les exigences européennes et mis en place un système de contrôle aux frontières : il est opérationnel pour les produits d’origine animale et les produits frais. Les césiums radioactifs et l’iode-131 seront systématiquement recherchés. Néanmoins, l’ensemble des denrées alimentaires est contrôlé par un dispositif européen harmonisé. En cas de contamination, elles seraient exclues du circuit de distribution. Il n’y a donc aucun risque. 2. Mesure automatique du rayonnement ambiant avec l’AIEA De leur côté, la Direction de l’Environnement et l’AIEA de Monaco ont entamé une collaboration étroite afin de faire un point sur les risques de retombées atmosphériques radioactives. L’AIEA a entrepris une mesure en continu du rayonnement ambiant sur le toit de ses bâtiments. Le système de mesure opéré actuellement par l’AIEA est basé sur les retombées atmosphériques. Cette mesure, très sensible, nécessite cependant une accumulation des retombées atmosphériques pendant une période assez longue pour être détectée et ne constitue pas un dispositif d’alerte précoce. Afin d’optimiser la sécurité de la population, le Gouvernement monégasque et l’AIEA s’orientent vers la mise en oeuvre d’un partenariat technique pour l’implantation d’une mesure automatique du rayonnement ambiant pouvant être utilisé comme dispositif d’alerte en cas d’élévation inhabituelle du débit de dose. Cet appareillage permettra en outre à Monaco de disposer de ses propres outils de mesure. 3. Acquisition de comprimés d’iode Enfin, à l’initiative du Département des Affaires Sociales et de la Santé, le Gouvernement Princier vient d’acquérir un stock de 30.000 comprimés d’iodure de potassium destinés à être distribués dans l’urgence aux populations prioritaires (enfants et jeunes jusqu’à l’âge de 25 ans, femmes enceintes) présentes sur son territoire au moment d’un éventuel incident radiologique de type accidentel ou terroriste, afin d’éviter au maximum le risque accru de cancer de la thyroïde engendré par une exposition à un nuage contenant des gaz rares et de l’iode radioactifs. En cas d’incident, il serait complété par un stock plus important permettant de couvrir les besoins des individus ne relevant pas des catégories de populations susvisées. La Principauté, qui ne dispose pas d’unité de production de comprimés d’iode, obtient ces produits de la France en vertu des relations privilégiées entre les deux Etats.

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