Centenaire de la Constitution/ Dévoilement d’une plaque commémorative au Ministère d’Etat

monaco3-300x179Discours du Ministre d’Etat : Monseigneur, Monseigneur l’Archevêque, Monsieur le Président du Conseil National,

Monsieur le Président du Conseil de la Couronne, Monsieur le Directeur des Services Judiciaires, Monsieur le Secrétaire d’Etat, Monsieur le Chef de Cabinet, Monsieur le Chambellan, Messieurs les Conseillers de Gouvernement, Monsieur le Maire, Monsieur le Président du Tribunal Suprême, Monsieur le Commandant Supérieur de la Force Publique, Mesdames et Messieurs, C’est un très grand honneur pour moi que d’ouvrir cette journée dédiée à la célébration du centenaire de la Constitution de 1911. En ce 5 janvier, Vous allez assister, Monseigneur, à des cérémonies commémoratives qui vont successivement se dérouler à la Mairie, au Conseil National et au Tribunal Suprême. Ces commémorations s’achèveront ce soir en Votre Palais où Vous recevrez les corps constitués dans la Salle du Trône. *** Ce jour très particulier débute ainsi au Ministère d’Etat au sein duquel je vous remercie d’être réunis pour assister au dévoilement d’une plaque rappelant les Ministres d’Etat qui se sont succédés depuis cent ans. Il doit être rappelé à cet égard que c’est précisément l’acte constitutionnel octroyé le 5 janvier 1911 par le Prince Albert 1er , Votre aïeul Monseigneur, qui a institué un Ministre d’Etat à Monaco. Si cet acte fondateur a marqué des avancées essentielles dans nombre de domaines pour les institutions de la Principauté, des avancées qui ne manqueront d’ailleurs pas d’être évoquées au cours des commémorations qui suivront, j’aimerais revenir sur celles qui concernent plus particulièrement le pouvoir exécutif. *** Le titre III de l’acte constitutionnel de 1911, intitulé « Le Gouvernement », pose en effet l’un des principes fondamentaux de l’organisation des pouvoirs publics monégasques, qui démontre encore toute son efficacité de nos jours, à savoir que : « Le Gouvernement de la Principauté est exercé, sous la haute autorité du Prince, par un Ministre d’Etat assisté d’un Conseil ». Cette disposition permet à elle seule d’identifier la caractéristique essentielle du pouvoir exécutif à Monaco, puisque, tout en étant organisé distinctement de l’autorité souveraine, le Gouvernement, qui est donc exercé par le Ministre d’Etat assisté par le Conseil, relève, en droit et en fait, de cette haute autorité et n’est responsable que devant le Prince. Ainsi, dès 1911, la notion d’autorité souveraine devient un concept institutionnel cardinal et à cet égard, l’usage du qualificatif « haute » n’est en rien dû au hasard. Cette terminologie exprime en effet la prégnance du Prince sur l’exercice du pouvoir exécutif tout en caractérisant, dans le même temps, la nature particulière et exclusive de la prérogative princière au regard de la fonction gouvernementale. Bien que la Constitution de 1962 soit venue renforcer la stabilité des principes définis en 1911, en garantissant notamment la séparation des grandes fonctions de l’Etat, on ne peut qu’être admiratif devant le caractère visionnaire du Prince Albert 1er qui institua dès cette époque un système politique équilibré. Les dispositions conventionnelles avec la France ont parallèlement évolué et permettent désormais au Prince de désigner librement Son Ministre d’Etat, affirmant encore davantage la souveraineté de Monaco tout en assurant la pérennité de ses institutions. *** Ces institutions, Monseigneur, fonctionnent depuis des siècles en parfaite harmonie autour des Princes et de la Famille Princière. Je formule le voeu qu’une telle pérennité se poursuive et que, dans cent ans, nos successeurs soient réunis comme nous le sommes aujourd’hui pour s’en féliciter. Chaque institution représentée ici doit avoir conscience qu’il s’agit d’un bien précieux et particulièrement rare. Il appartient à chacun d’entre nous d’en respecter et d’en préserver aussi bien la lettre que l’esprit. C’est ce que s’attache à faire de son côté le Gouvernement en recherchant notamment le consensus avec le Conseil National pour assurer à la Principauté un avenir radieux, sur la route définie par le Prince Souverain. *** Je souhaiterais profiter de l’occasion qui m’est donnée pour saluer chaleureusement la présence parmi nous de deux personnalités qui m’ont précédé dans les fonctions de Ministre d’Etat : Leurs Excellences Messieurs André SAINT-MLEUX et Patrick LECLERCQ qui ont respectivement oeuvré de 1972 à 1981 et de 2000 à 2005. L’excellent souvenir qu’ils ont laissé de leur passage me laisse penser qu’ils se joindront à moi pour dire à la fois l’immense honneur et le plaisir que représente le fait de servir le Prince et la Principauté dans ces hautes fonctions. *** Il me revient à présent le privilège d’inviter Monseigneur, dans le cadre de la célébration du centenaire de la Constitution, à dévoiler cette plaque commémorative sur laquelle figurent les Ministres d’Etat qui se sont succédés depuis 1911.

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