Verbatim des scientifiques en charge de l’inventaire entomofaune

2011-02-17-a3-224x300L’inventaire entomofaune a été mené par un groupe d'entomologistes dont Philippe Ponel (IMEP-CNRS, Université Paul Cézanne), Jean-Michel Lemaire (Muséum d'Histoire naturelle de Nice) et Armand Matocq (Muséum national d'Histoire naturelle, Paris)

Philippe Ponel « Les glacis du Palais Princier et les souterrains du Rocher, la Source Marie, le secteur de la Porte Neuve, le vallon de Sainte Dévote ont fait l'objet de prélèvements à l'aide d'un large spectre de techniques d'échantillonnage. Les résultats ont montré que la Principauté, deuxième plus petit Etat du Monde, et aussi le plus urbanisé, pouvait receler une diversité entomologique aussi exceptionnelle qu'inattendue, puisque la liste d’espèces arrêtée fin janvier 2011 comprend 330 taxons de Coléoptères et 101 taxons d’Hétéroptères. Parmi ces derniers, cinq espèces de Miridae sont nouvelles pour la faune franco-monégasque. Parmi les Coléoptères, 2 espèces se sont avérées nouvelles pour la Science : un Anobiidae du genre Synanobium peut-être d'origine tropicale et un Charançon cavernicole du genre Troglorhynchus. » Jean-Michel Lemaire « De nombreuses autres espèces de Coléoptères sont soit nouvelles pour la faune franco-monégasque soit d'un grand intérêt patrimonial pour la Principauté, puisqu'il s'agit souvent d'espèces méditerranéennes à répartition très fragmentée, à fort enjeu de conservation. C'est par exemple le cas du charançon Dichromacalles rolletii associé à l'euphorbe arborescente, dont la présence a pu être démontrée sur le Rocher. De même, le charançon cavernicole du Rocher, du genre Troglorynchus, est certainement le premier insecte endémique de la Principauté puisqu'il est exclusivement lié aux galeries creusées sous le Palais Princier» Armand Matocq « À cette faune autochthone d'un très grand intérêt biologique vient se superposer un élément allochthone composé de nombreuses espèces souvent d'origine tropicale, introduites volontairement dans le cadre de la lutte biologique (cas des coccinelles) ou involontairement (échanges commerciaux, capacités de dispersion exceptionnelles…). La mise en évidence d'une pullulation de certaines de ces espèces pose la question d'une éventuelle compétition avec les espèces autochthones (cas de la coccinelle asiatique Harmonia axyridis). »

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